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02.09.2020

5 vérités que vous ignoriez sur les systèmes de réfrigération

Les gaz fluorés polluants sont encore très présents dans le secteur du "froid" (au sens large). Mais la chasse aux HFC va s'intensifier. Votre entreprise est-elle prête à faire face à cette révolution?

  1. Responsables de 30% du réchauffement climatique

    On savait les CFC en partie coupables du trou dans la couche d'ozone. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils ont été interdits. On connaît désormais le poids nuisible des HFC en matière de réchauffement climatique: ils seraient responsables d'un tiers du réchauffement planétaire observé entre 1955 et 2005, selon des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis). Leur "faute" grimperait même à 50% en ce qui concerne la fonte des glaces et la hausse des températures en Arctique. Ce n'est pas surprenant lorsque l'on sait que certains fluides réfrigérants peuvent être jusqu'à 23 000 fois plus polluants que le CO2. Ainsi une fuite annuelle de 10 kg de R-404A — un gaz jusqu'ici encore utilisé dans les installations réfrigérées — équivaut à relâcher près de 33 tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère (GWP de 3 300). Sans oublier que la nature n'est pas en mesure de capter ces émissions, contrairement au CO2. Ces effets dévastateurs sur l'environnement expliquent la "révolution" réglementaire qui vise à réduire le recours aux gaz fluorés les plus polluants: c'est-à-dire ceux qui affichent un GWP (global warming potential) élevé.  

  2. La hausse des prix des HFC fait déjà exploser le budget des entreprises

    Le calendrier réglementaire imposé progressivement à tous les acteurs économiques produit également ses effets sur l'offre et la demande des HFC. Prenons le fameux R-404A: celui-ci ne peut plus être mis sur le marché depuis le 1er janvier dernier. Ce qui n'empêche pas de nombreuses installations d'en être encore équipées (jusqu'en 2030). Cela signifie que les entreprises propriétaires doivent toujours s'en procurer pour maintenir leurs systèmes réfrigérés. Résultat des courses? Le prix du fluide R404A a été multiplié par sept entre janvier 2017 et janvier 2018: passant de 13,72€/kg à 92,54€/kg en l'espace d'un an. Une hausse à laquelle il faut ajouter l'augmentation des autres coûts de maintenance. Sans oublier les éventuelles taxes et sanctions à venir. La conclusion est évidente: il est indispensable de remplacer ou transformer les installations qui ne respectent pas les nouveaux standards. 

  3. 79% de HFC en moins sur le marché d'ici 2030

    C'est l'une des données les plus visibles du calendrier phasé: limiter à hauteur de 21% la quantité globale de gaz fluorés polluants mis sur le marché européen à l'horizon de 2030 (par rapport à l'année de référence 2015). Ce volume devrait même baisser à 15% d'ici 2036. Ce sont les objectifs pour un grand nombre de pays signataires de l'Accord de Kigali de 2016: les 59 nations qui se sont engagées sur un échéancier contraignant. Le phase out pour les États européens?

  4. Le CO2? Une solution d'avenir pour vos systèmes réfrigérés
    Le dioxyde de carbone fait souvent figure de "coupable"… mais tous les CO2 ne se valent pas. Et pour cause: le retour aux réfrigérés naturels est l'une des options les plus prometteuses pour remplacer les HFC. En tête? Le CO2 sous forme liquide (et pas celui issu de la combustion fossile)! Mais aussi l'ammoniac, le propane ou l'isobutane. Des gaz que l'on trouve dans la nature et qui, dans les proportions utilisées dans les systèmes réfrigérants, ont un impact négligeable sur la planète. À l'heure de changer vos installations, il ne suffit pas de trouver une alternative, encore faut-il que la solution soit pérenne. Les avantages du CO2 sont multiples:

    • Environnement: son potentiel de réchauffement climatique est de… 1, puisqu'il fait office d'étalon dans la mesure du GWP;
    • Sécurité: il n'est ni inflammable ni toxique et présente donc peu de risques dans une utilisation commerciale ou industrielle;
    • Réglementaire: le CO2 ne fait l'objet d'aucune restriction ni contrainte spécifique. C'est une solution naturelle d'avenir;
    • Technique: le dioxyde de carbone est à la fois "naturellement" disponible, flexible et adapté à tous les types d'applications, et énergétiquement efficace. Les systèmes réfrigérés utilisant le CO2 sont d'ores et déjà disponibles sur le marché et éprouvés;
    • Financier: son coût est nettement plus faible que celui des HFC courants, entre autres du fait de son accessibilité.

Modifier vos installations… sans toucher à votre facture globale? C'est possible.

Vous l'avez compris: la transformation de vos systèmes réfrigérés est une mesure incontournable. À la fois pour des raisons financières, réglementaires et environnementales. Grâce à des solutions financières émergentes telles que "cooling as a service", vous pouvez vous mettre en conformité sans devoir réaliser d'importants investissements. Cette formule, construite avec un partenaire installateur et votre banque, permet d'obtenir un résultat triplement gagnant. De votre perspective? Vos installations sont aux normes; vos performances énergétiques sont garanties par contrat (tout comme la maintenance des équipements); vous ne payez qu'un montant périodique de prestation de services.

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10.08.2020

Interdiction des HFC: tous concernés!

Les gaz fluorés sont omniprésents dans l'industrie du froid… mais cela ne signifie pas que les nouvelles normes réglementaires ne concernent que les professionnels du "frigo". Que disent vos installations?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les gaz fluorés (F-gases en anglais) concernent la plupart des secteurs… de près ou de loin. Et pas seulement les installateurs. L'évolution du contexte réglementaire des HFC aura donc un impact important pour de nombreuses entreprises. Comment souvent: si vous attendez la dernière minute pour vous adapter aux nouvelles normes, vous risquez d'être pris au piège.

Ils sont… partout!

Les HFC ne sont pas seulement le quotidien des professionnels du "frigo". On retrouve ces gaz fluorés dans de nombreux systèmes et installations: de la climatisation à la réfrigération, en passant par la congélation, les groupes de froid et les pompes à chaleur.

  • Votre entreprise est active dans le verre? La transformation à chaud est l’une des étapes clés de la fabrication… Mais la zone de refroidissement joue un rôle clé.
  • Dans l'agroalimentaire? La chaîne du froid est fondamentale pour assurer en permanence le maintien des aliments réfrigérés ou surgelés à une température donnée. La rupture de la chaîne du froid implique des dommages et des risques importants.
  • Même topo du côté de l'industrie pharmaceutique où la chaîne frigorifique est un enjeu décisif.
  • Ou encore dans le secteur du bâtiment. Lorsque vient le moment de choisir les techniques installées dans les constructions (climatisation, ventilation, chauffage, etc.). D'autant plus que les normes en matière d'efficience énergétique imposent également de nouvelles contraintes aux constructeurs.
  • Mais ce n'est pas tout: les grandes surfaces, les sociétés biotechnologiques ou les acteurs du transport.
  • Sans oublier l'informatique pour réfrigérer les data center…

L'abandon des HFC a commencé…

Vous l'avez compris: la portée de la baisse graduelle de l'utilisation des HFC touche directement ou indirectement un grand nombre de secteurs et d'entreprises. La vôtre est peut-être également visée… Le phase out de ces gaz fluorés est en marche: vous n'y échapperez pas. L'objectif global? Une réduction de 79% des tonnages de HFC mis sur le marché en Europe d'ici 2030 ainsi qu'une baisse de 85% de l'utilisation des types les plus polluants à l'horizon 2036. Mais dans les faits… de nombreux HFC sont déjà bannis dans le domaine du chauffage, de la ventilation, du conditionnement d'air et de la réfrigération (CVCA-R). Raison pour laquelle ce n'est pas un enjeu pour demain, mais bien pour… aujourd'hui. Voici quelques échéances:

  • Les HFC ayant un GWP de plus de 2 500 sont d'ores et déjà interdits;
  • À partir de 2022? Seuls les gaz fluorés avec un GWP inférieur à 150 pourront être utilisés dans les systèmes de réfrigération centralisée à usage commercial (avec une puissance supérieure ou égale à 40 kW);
  • En 2030: tous les HFC avec un GWP supérieur à 150 seront bannis.

Demain? Il sera peut-être trop tard…

Quelles conséquences pèsent sur votre entreprise si vous ne vous prenez pas la question des HFC au sérieux dès maintenant?

  1. Premier impact? La hausse des prix

    Avec la disparition progressive des HFC, on assistera à une pénurie croissante des gaz fluorés actuellement utilisés dans les différents types d'installations. Avec une implication évidente: l'envolée des prix. La maintenance et l'approvisionnement coûteront donc beaucoup plus cher aux entreprises restées coincées dans les anciens standards.

  2. Les sanctions vont suivre

    Les contrôles et les exigences de monitoring vont augmenter pour accompagner la mise en œuvre réglementaire. Sans grande surprise: les amendes risquent donc de pleuvoir pour les entreprises qui hébergeront encore des installations non conformes. Résultat des courses? Toutes les entreprises qui auront repoussé ce chantier jusqu'à la dernière minute voudront s'équiper au même moment… Mais elles feront rapidement face à un la troisième conséquence!

  3. Un engorgement évident… donc prévisible!

    La demande d'installations aux normes va logiquement grimper avec l'approche des échéances. Mais la Belgique connaît déjà une pénurie de main-d'œuvre significative dans le secteur du froid. Et les frigoristes présents sur le marché aujourd'hui ne maîtrisent pas encore tous les gaz "du futur". Si vous attendez 2025 pour prendre un rendez-vous afin d'auditer ou changer vos installations… vous ne trouverez pas de place avant plusieurs mois! Vous ferez alors face à la hausse des coûts et aux sanctions.

Prêt à transformer vos systèmes réfrigérés?

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06.08.2020

La révolution du "frigo"

Le contexte réglementaire n'a cessé d'évoluer au cours des dernières décennies… Prochaine échéance? La disparition graduelle des gaz fluorés (HFC) polluants et présents dans les systèmes réfrigérés.

Le monde des gaz fluorés est en pleine mutation… Sans entrer dans les considérations trop techniques, ce sont principalement les hydrocarbures fluorés (HFC ou F-gases en anglais) les plus polluants qui sont mis en cause. Néfastes pour l'environnement et présents dans la plupart des installations réfrigérées, ils sont désormais traqués et voués à disparaître progressivement. Une vague de changements réglementaires qui aura un impact considérable sur la plupart des secteurs et des entreprises. Même celles qui pensent ne pas être concernées. Ce calendrier législatif est en marche à l'échelle mondiale et européenne. Même si celui-ci est phasé et étalé dans le temps… les échéances approchent! Une révolution qui doit être préparée pour ne pas être subie. Pour bien comprendre les enjeux en présence? Un coup d'œil dans le rétroviseur…

Le "trou" dans la couche d'ozone

Dans la première moitié du 19e siècle, le refroidissement était généralement réalisé au moyen de gaz naturels, tels que le butane, le propane, l'ammoniac ou encore le CO2. Mais à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les alternatives chimiques ont commencé à s'imposer. En particulier? Les chlorofluorocarbures (CFC) et plus tard les HCFC (hydrochlorofluorocarbone). Grâce à des propriétés intéressantes (ininflammables, stables, inertes et peu coûteux), ils sont devenus la norme dans la plusieurs secteurs industriels (froid, nettoyants industriels, propulseurs, mousses isolantes, etc.). Mais dans les années 80, les scientifiques ont découvert l'impact néfaste des CFC sur la couche d'ozone. Résultat? Le Protocole de Montréal — un accord multilatéral sur l'environnement signé en 1987 — scellait l'engagement des États atour de l'interdiction progressive des CFC (avant les années 2000). Le but: stopper l'appauvrissement de la couche d'ozone. Quelques années plus tard (1992), c'était autour des HCFC d'être pointés du doigt. Ceux-ci (dont le R-22, alors très utilisé en climatisation) ont donc commencé à être éliminés à partir des années 2000.

Des CFC aux HFC: un problème déplacé…

La fin des CFC — celle du Freon-11, entre autres, très présent dans l'industrie du froid — et ensuite des HCFC a permis l'adoption massive des HFC (ou F-gases en anglais). Ces gaz fluorés d'origine synthétique (composés d'atomes de carbone, de fluor et d'hydrogène) se préfiguraient alors comme l'alternative idéale… Des propriétés techniques très proches de celles de CFC, mais avec une efficacité énergétique bien meilleure. De plus, ils semblaient épargner la couche d'ozone. Le problème? On l'ignorait à l'époque, mais ce sont de puissants gaz à effet de serre et leur contribution au réchauffement climatique est "explosive": les HFC seraient jusqu'à 23 000 fois plus polluants que le CO2. La solution aux CFC s'est donc muée en problème et le même sort lui est désormais réservé. Une nouvelle vague d'interdictions réglementaires a été mise en branle pour diminuer l'utilisation de ces gaz fluorés. La suite? La fin progressive des HFC les plus polluants…

De Montréal à Kigali en passant par Kyoto

La première prise de conscience a été concrétisée dans les textes du Protocole de Kyoto, ratifié le 11 décembre 1997. L'accord identifiait les HFC comme des gaz à effet de serre et fixait un objectif: diminuer l'ensemble des émissions d'au moins 5% entre 2008 et 2012 (par rapport aux niveaux de 1999). Une ambition revue à la baisse en 2012… Mais l'accord international de Kigali (octobre 2016) est venu corriger le tir après plus de sept années de négociations. Signé par 69 pays, dont la Belgique, celui-ci se caractérise entre autres par:

  • Un calendrier phasé pour l'arrêt de l'utilisation de ces gaz fluorés;
  • Un régime plus "souple" pour les pays en développement;
  • La possibilité de sanctionner les parties en cas de non-respect des engagements.

Une sortie progressive des HFC les plus polluants…

Le phase out de ces gaz fluorés prévoit donc différents groupes de pays et plusieurs échéances…

  • Les pays développés se sont engagés à réduire leur consommation de 10% avant 2019 (par rapport aux niveaux de 2011-2013). La prochaine grande échéance? 2025 et une diminution annoncée de l'usage de HFC de 45%. À l'horizon 2036, la baisse devra atteindre les 85%.
  • Les pays en voie de développement — dont le premier producteur mondial de HFC (la Chine), les États africains et sud-américains — n'entameront leur transition qu'à partir de 2024, avec un objectif à hauteur de 80% pour 2045.
  • Un troisième groupe comprend l'Inde, le Pakistan, l'Iran, l'Irak et les pays du Golfe, tous de grands consommateurs de climatisation. Leur calendrier démarre en 2028 et vise une baisse globale de 85% pour 2047.

L'UE a emboîté le pas: horizon 2030

La disparition des gaz HFC est forcément devenue une priorité pour l'Union européenne, engagée dans la lutte contre le réchauffement planétaire. Une directive stipulait déjà l’interdiction progressive (entre 2011 et 2017) de certains gaz fluorés dans les nouveaux systèmes de climatisation automobile. Un souhait renforcé en 2015 à travers un texte qui prévoit une réduction de 79% des tonnages de HFC mis sur le marché européen en 2030 (par rapport à 2 015). Voilà pour les contraintes globales… Mais les textes réglementaires sont évidemment plus détaillés et certains HFC courants seront déjà bannis cette année ou dès 2022. Raison pour laquelle vous avez intérêt à vous pencher sur la question au plus tôt!

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09.08.2020

Les gaz fluorés... jusqu'à 23 000 fois plus polluants que le CO2

Les émissions de dioxyde de carbone sont souvent pointées du doigt comme l'un des responsables du réchauffement climatique. Mais d'autres gaz — très utilisés — sont néfastes pour la planète: les HFC!

Depuis les années 90, les CFC et les HCFC ont progressivement été remplacés par les HFC* (F-gases en anglais) dans de nombreux secteurs. En tête? L'industrie du froid, puisque ces fluides sont essentiels dans le processus de réfrigération. Ces gaz fluorés d'origine synthétique sont composés d'atomes de carbone, de fluor et d'hydrogène et ont connu un grand succès à cause de propriétés très intéressantes: efficacité énergétique supérieure à celle des CFC, inflammabilité modérée, faible toxicité, etc. Autant d'atouts qui ont rendu les HFC incontournables dans de nombreuses applications industrielles. Sans oublier que, contrairement aux CFC, ils n'attaquaient pas directement la couche d'ozone. Mais il y a une ombre au tableau: leur impact sur la planète est loin d'être neutre. Raison pour laquelle ils sont à leur tour sur la sellette!

Dans le viseur? Les HFC à GWP élevé

L'interdiction des hydrocarbures fluorés se concrétise par une diminution progressive des versions les plus polluantes… Et pour cause: il existe de nombreux types de HFC. Chacun avec ses propriétés et ses applications, ainsi qu'un impact distinct sur la planète. Des différences mises en évidence grâce un indice clé: le GWP (global warming potential) ou potentiel de réchauffement global (PRG). Un outil qui permet de mesurer l'influence de ces gaz à effet de serre sur le système climatique, en tenant compte de leurs propriétés radiatives et de leur durée de vie. Cet instrument est construit en comparant le pouvoir réchauffant des HFC par rapport à un kilogramme de CO2, généralement sur une échelle de 100 ans. Ce sont donc les HFC à haut GWP qui sont dans le collimateur et voués à disparaître. Voyons ce que cela donne dans les faits…

Extrêmement polluants

Outre la problématique de la fin de vie des systèmes réfrigérés, les fuites de gaz sont l'un des enjeux environnementaux majeurs en matière de HFC. Prenons l'exemple d'un circuit contenant 100 kg d'un HFC courant. Si chaque année, l'installation laisse filer 5% de gaz fluorés, cela signifie une émission de 5 kg de HFC dans l'atmosphère… C'est une donnée abstraite! Voilà pourquoi l'indice GWP est intéressant: il permet d'utiliser le carbone comme étalon. Et pour cause: les HFC actuels affichent un GWP variant de 4 000 à… 23 000. Autrement dit? Le potentiel néfaste d'un HFC peut être jusqu'à 23 000 fois plus important que celui du CO2. Reprenons notre exemple: si le GWP du gaz fluoré est de 10 000, alors une fuite annuelle de 5 kg correspond à 50 tonnes de dioxyde de carbone relâchées dans l'air… soit l'équivalent d'une voiture faisant près de cinq fois le tour de la Terre! Notons également que, contrairement au CO2, il n'existe aucune solution de compensation ou de captation pour les gaz fluorés.

Une révolution en marche!

La baisse par palier de l'utilisation des HFC pourrait empêcher "jusqu'à 90 milliards de tonnes d'équivalents CO2 à l'horizon 2050", selon des chiffres de l'Institute for Governance and Sustainable Development. Cela reviendrait à éviter 0,1 degré de réchauffement en 2050 et 0,5 degré en 2100. Un effort global qui ne concerne pas que les fabricants d'installations de climatisation ou de réfrigération. Tous les secteurs sont visés et les échéances réglementaires approchent à grands pas! Sans un plan d'action à court terme, vous risquez de vous retrouver dos au mur. Et la pression ne sera pas exclusivement légale… Investisseurs, banques, consommateurs, clients et fournisseurs sont de plus en plus attentifs aux questions environnementales. Les entreprises, qui continueront de "polluer" sans prendre les mesures adéquates, verront petit à petit se fermer de nombreuses portes commerciales et financières. Ne tardez pas à vous mettre aux normes: d'autant plus que les alternatives existent déjà sur le marché!

Les alternatives aux HFC

  1. Le retour aux réfrigérants naturels: l'une des options est le recours à l'ammoniac, au propane, au dioxyde de carbone ou encore à l'isobutane. Des gaz que l'on trouve dans la nature et qui, dans les proportions utilisées dans les systèmes réfrigérants, ont un impact négligeable sur la planète. Mais ils ont également leurs défauts et ne sont pas adaptés à tous les besoins. C'est pourquoi les grands acteurs gaziers commencent à proposer de nouvelles formules.
  2. Une nouvelle génération de HFC: ceux-ci sont évidemment plus "écologiques" et présentent des valeurs de GWP inférieures. On peut ainsi passer d'un facteur polluant de 4 000 à 775 avec ce type de HFC. Mieux? Sans aucun doute. D'autant plus que le calendrier réglementaire actuel les tolère… Mais rien ne dit qu'ils ne seront pas interdits à l'avenir. Ce n'est donc pas la solution la plus optimale à long terme. Au moment de changer vos installations, autant vous diriger directement vers des options plus respectueuses de l'environnement et éviter ainsi le risque d'une future interdiction.
  3. D'autres alternatives chimiques: les HFO (hydrofluoroléfine), par exemple, sont déjà utilisés dans l'industrie automobile. Leur atout majeur? Un GWP très faible: de 2 à 8. Ce qui en fait une solution infiniment moins polluante en cas de fuite. De plus, les HFO sont peu inflammables, assez performants et peu coûteux.

 

*Qu'il s'agisse des hydrocarbures fluorés; des perfluorocarbones (PFC); de l'hexafluorure de soufre (SF6); ou du trifluorure d'azote (NF3).

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25.02.2021

Comment l’économie bleue peut-elle faire la différence ?

Et si l’avenir de l’entrepreneuriat durable se trouvait au fond des océans ? La biodiversité marine abrite des richesses qui peuvent apporter une réponse aux défis environnementaux auxquels de nombreux secteurs sont confrontés. Peut-être aussi aux vôtres ? Pour le savoir, rejoignez-nous le 11 mars 2021 lors d’un événement en ligne consacré aux promesses de l’économie bleue.

Le bleu est le nouveau vert

Notre planète est constituée à 71% d’eau. Les mers et les océans sont essentiels à l’équilibre climatique : les régions côtières peuvent absorber jusqu’à cinq fois plus de CO2 que les forêts tropicales. L’économie bleue souhaite tirer parti de ces avantages, à la fois pour le bien de l’environnement et pour notre bien-être.

Le sésame de l’économie bleue ? La localité. Et c’est là que réside la différence avec l’économie verte, qui mise certes sur l’environnement et la santé, mais pas toujours de manière durable ou intelligente. Par exemple, du quinoa équatorien issu de l’agriculture biologique est sain et écologique du point de vue de la consommation, mais son transport coûte cher et est très polluant.

La durabilité en passant par la mer

Que peut nous offrir le monde sous-marin qui puisse être réutilisé, recyclé ou converti en nouveaux produits durables ? Beaucoup de choses, semble-t-il : des organismes tels que les algues, les étoiles de mer, les méduses et les concombres de mer présentent des propriétés uniques et peuvent être transformés en produits durables avec une plus-value importante. C’est un processus qui exige de la créativité et de l’innovation, mais nous n’en manquons pas aujourd’hui.

Dans votre secteur aussi

L’économie bleue est en pleine expansion et pourrait révolutionner des secteurs très divers, comme les soins de santé, l’alimentation, l’industrie plastique, les cosmétiques, l’énergie et même l’industrie aérospatiale. Elle a le potentiel d’aider les entreprises à poursuivre leurs activités traditionnelles en adoptant un modèle durable. Et avec ses ports, la Belgique peut déjà se prévaloir d’un atout de taille et d’un bel accès aux régions côtières et d’outre-mer.

Vous reprendrez bien un peu de microalgues ?

Les microalgues, par exemple, sont particulièrement prometteuses. Elles peuvent se renouveler et se développer dans le désert comme dans l’océan. Elles sont aussi et surtout riches en ingrédients sains, comme les protéines, permettant même de développer des produits alimentaires.

Du plastique durable

Lorsqu’on parle des océans, la problématique du plastique n’est jamais bien loin. Sa production continue de croître, à mesure que la population mondiale s’agrandit. Le problème du plastique dans sa composition actuelle est qu’il n’est presque pas recyclable, ses différents composants étant difficiles à séparer. Avec un tout autre type de plastique à base de biomasse, cet aspect est pris en compte dès la phase de conception. Les océans contiennent une grande quantité de biomasse qui reste encore inexploitée. Par exemple, l’utilisation de polymères naturels intelligents, capables de se renouveler et de s’adapter à leur environnement, peut révolutionner la production de plastique.

Qui va payer ?

De bien belles idées, pensez-vous, mais qui les financera ? Le secteur financier souhaite d’ores et déjà jouer un rôle dans cette révolution et est prêt à prendre des risques et à investir dans de nouvelles technologies, des systèmes de production et la recherche et le développement.

Pendant la semaine du climat à New York fin septembre 2020, cet engagement a été officialisé de plusieurs manières. BNP Paribas a signé les Principles for Responsible Banking (PRB) et a adhéré au Collective Commitment to Climate Action de l’UNEP FI, un partenariat entre le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le secteur financier. En ce qui concerne le secteur maritime en particulier, la banque s’est engagée à œuvrer avec ses clients à la conservation et à l’exploitation durable des océans. Lisez plus de détails sur cet engagement ici (en français uniquement).

Vous souhaitez savoir si l’économie bleue pourrait faire la différence dans votre secteur ?
Inscrivez-vous ici pour participer à un événement en ligne gratuit (en anglais) consacré à ce thème, organisé le 11 mars 2021 par la Chaire Transport, Logistique et Ports de BNP Paribas Fortis.

Nous avons invité plusieurs experts chevronnés qui partageront leurs connaissances avec vous. Nos experts du Sustainable Business Competence Centre y prendront également la parole. Ils sont prêts à vous conseiller en matière d’innovation et à vous accompagner dans votre transition durable. N’hésitez pas à prendre contact.

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